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« Si j’ai entamé le récit par la découverte du cadavre de la jeune fille de la Malogne, la raison est simple : ce jour-là, le 12 avril 1946, Antoine Griset, sans le vouloir, a participé à votre renaissance. <…> Sans lui, peut-être ne seriez-vous jamais revenue au monde ? <…> Peut-être seriez-vous morte d’avoir définitivement perdu espoir ? » *****
La femme à qui Guillaume s’adresse ainsi, c’est Adèle. Nouveau propriétaire d’un château abandonné à Mesvins
, il est touché et intrigué par la photo d’une femme descendant un escalier et cachant son visage : qui était vraiment Adèle de Brizan du Puy et surtout… pourquoi a-t-elle fait l’objet de si terribles rumeurs ? Guillaume lui donne alors la parole et le lecteur découvre ce qui s’est réellement passé plusieurs décennies auparavant… et que je ne vais bien sûr pas vous révéler.
C’est le hasard (ou l'intuition de l’organisateur ? J) qui m’a placée à côté de la très sympathique Dominique Van Cotthem lors du Festival Nouvelle Page et suite à la recommandation d’une de nos lectrices communes présente ce jour-là, je me suis laissé tenter par « Adèle », dont je n’avais jamais entendu parler.
Bien m’en a pris car ce fut une magnifique découverte. J’ai été séduite tant par l’écriture (un vocabulaire riche et un style très soigné, souvent percutant) que par les thèmes abordés et la manière dont ils l’ont été: la violence sociale de classe, l’emprise et la violence à l’égard des femmes, la maternité, pour ne citer qu’eux. La passion d’Adèle pour la vigne, que j’ai perçue comme un symbole de son désir de renaissance et d’épanouissement, donne également lieu à de belles descriptions de la nature qui confèrent à certains passages un cachet particulier.
Un roman qui aurait pu être écrit à quatre mains par Kate Morton et Armel Job, deux de mes auteurs préférés, et que je vous recommande vivement.