• Né d'aucune femme

    Né d'aucune femme«Les mots, une invention des hommes pour mesurer le monde» *****

    Les mots de Franck Bouysse sont tout simplement sublimes et mesurent le monde avec une douloureuse âpreté, sans la moindre concession.

    J’avais lu tellement d’éloges à propos de ce livre que je craignais une déception à la hauteur de mes attentes mais il ne m’a fallu que quelques pages pour être absorbée dans ce roman puissant qui nous fait parfois lever les yeux, soit parce que les images évoquées sont insoutenables, soit parce que la beauté du style suscite l’admiration.

    Le récit est celui de Rose, qui a ressenti le besoin d’ «écrier» son tragique destin, du fin fond de l’asile où elle a été reléguée. C’est le prêtre Gabriel qui recevra ses carnets, alors qu’il doit bénir un cercueil dans lequel ils ont été cachés : il plonge alors avec horreur dans l’histoire de cette toute jeune fille devenue femme et mère dans des circonstances épouvantables.

    Vous aurez compris que c’est un roman très sombre  –heureusement non dépourvu d’un fragment de lumière–  qui dépeint la vie comme un intermède cruel entre deux néants, au point de donner envie à ceux qu’elle malmène d’ «entrer dans le rêve vide, et y rester pour toujours». Une œuvre littéraire forte et marquante que je vous recommande.


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