• La fille d'avant

     

    La fille d'avantDéjà-vu **

    Parution : 8 mars 2017

    « The Girl Before » (« La fille d’avant ») fait partie de ces romans encensés par la critique lors de la parution en version originale (« the buzziest book of 2017 » <InStyle>,  « a deeply addictive literary thriller » <Daily Express>,…) et il est par conséquent difficile de l’évaluer de manière objective. La première conclusion qui s’impose est que l’année 2017 sera une morne plaine littéraire si ce roman est « the buzziest book of 2017 » et que le terme « literary » n’est pas le premier qui me serait venu à l’esprit.

    L’intrigue tout d’abord : après un drame personnel douloureux et plusieurs recherches infructueuses, Jane trouve enfin une maison où elle pourra se reconstruire, le « 1, Folgate Street ». Conçue par le mystérieux et séduisant architecte Edward Monkford, la maison est magnifique et son loyer anormalement bas, contrepartie des multiples contraintes liées à la location : remplissage d’un questionnaire personnel régulièrement, pas d’enfants, pas d’animaux, pas de désordre, accès à Internet limité au système interne de la maison… Jane se rend rapidement compte que cette maison a eu son lot de tragédies, la dernière en date étant la mort suspecte d’Emma, la précédente locataire. Les récits de Jane et d’Emma sont présentés en alternance, les parallèles entre les deux histoires étant ainsi mis en évidence et le suspense entretenu.

    Il faut reconnaître que le livre se lit aisément, que le lecteur a envie d’en savoir plus au fur et à mesure que l’intrigue se développe et que le roman présente son lot de rebondissements et de surprises, de même qu'une sensibilité touchante face à certaines tragédies -apparemment vécues par l'auteur. Cependant, l’impression globale est celle de déjà-vu (à part peut-être le rôle malveillant de la maison) et non de la révélation de l’année: protagonistes fragilisés par des drames personnels, jalousie, mensonges, obsessions maladives. Par ailleurs, s’il faut toujours un peu de « suspension of disbelief » lorsque l’on aborde une fiction, certains aspects par trop irréalistes m’ont gênée et nuisent à la crédibilité de l’histoire : par exemple, les termes du contrat de location ou encore, la personnalité « cliché » de l’architecte, sorte de Christian Grey que j’ai trouvé bien plus insupportable que séduisant.

    En résumé, « The Girl Before » est un thriller agréable et facile à lire, qui pourrait aisément se prêter à une adaptation cinématographique, mais pas un incontournable de la littérature policière. 


  • Commentaires

    1
    Jeudi 9 Mars à 01:49

    Lol ta chronique, disons que je pense épargner de l'argent en n'achetant pas le roman la fille d'avant.

    Merci

    2
    Jeudi 9 Mars à 16:46

    En même temps, ce n'est que mon avis (et je le partage, comme dirait l'autre smile) et le roman a été apprécié en version originale. Le hic, c'est qu'à force de lire des thrillers, on devient plus exigeant quant aux invraisemblances, au style littéraire... 

    A bientôt smile

     

    3
    Vendredi 10 Mars à 17:57

    Oui c.est vrai. Bon comme au Québec la version anglaise est moins chère et que la version originale semble assez simple à lire...je me suis laissée tenter. On verra ce que cela va donner. héhéhé.

      • Samedi 11 Mars à 11:11

        En effet, cela te permettra de te faire ta propre idée et de ne pas les écarter trop vite. Cela me ferait plaisir de savoir ce que tu en penses car un des derniers livres dont j'ai publié la critique (Agnès Martin-Lugand) divisait très fort les lecteurs. Ce sera peut-être le cas de celui-ci smile

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